1895 : Création de la CGT à
Limoges
1906 : Charte d'unité d'Amiens
1917 : Révolution Russe
1919 : Création de la CFTC
1921 : Création du Parti Communiste Français
1ère scission: Création de la CGT-U (tendance communiste)
1936 : Front Populaire et réunification syndicale
1939 : Pacte Germano-Soviétique et 2ème scission : reformation de la
CGT-U
1943 : Réunification Syndicale aux Perreux
1947 : Noyautage de la CGT par le PCF /
3 ème scission et création de la CGT/FO (1)(2)(3)
1964 :
Scission au sein de la CFTC et
création de la CFDT
(1) Extrait des 21 conditions de l'Internationale communiste:
"II- Toute organisation qui veut adhérer à a 3ème internationale
communiste doit régulièrement et méthodiquement éloigner de tous les
postes plus ou moins responsables du mouvement, les réformistes et les
centristes et les remplacer par des communistes éprouvés sans s'arrêter
au fait que, au début surtout, des opportunistes seront remplacés par de
simples ouvriers."
"IX- Tout parti qui désire appartenir à la 3ème internationale
communiste doit, systématiquement et avec persévérance, déployer une
activité communiste au sein des syndicats..."
(2) Préambule des statuts de la Confédération Générale du Travail FORCE
OUVRIERE:
"Les syndicats Force Ouvrière, réunis en Congrès national
constitutif de leur Confédération Générale du Travail, affirment
solennellement leur indépendance absolue à l'égard du patronat,
des gouvernements, des partis, groupements ou rassemblements politiques,
des sectes philosophiques et, de façon générale, leur irréductible
opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical.
L'organisation peut s'engager, en prolongement de sa propre action, dans
des coalitions avec des organisations syndicales et coopératives, à
condition que ces organisation aient un caractère démocratique et que
leurs objectifs soient analogues aux siens.
(3) extrait FO Hebdo 2142, Editorial de Marc BLONDEL, Secrétaire
Général CGT/FO:
"La Charte d'Amiens préconisait le principe de l'indépendance du
syndicat et le droit pour chacun, quelle que soit son opinion politique,
religieuse ou philosophique, de rejoindre le mouvement syndical.
Sur cette base, cet équilibre, le mouvement se développait de manière
unitaire, sans exclusive, son action étant consacré à la défense des
droits économiques et moraux des travailleurs.
Ce sont là des principes, qui restent les nôtres"....
"L'histoire du syndicalisme est jalonnée de tentatives de récupérations,
tant de l'extérieur que de l'intérieur. La 3ème scission fut dictée par
la mainmise du PCF au lendemain de la Libération en 1945. La rupture fut
physique, les communistes staliniens, au sein de la CGT, non seulement
contrôlait tout, mais utilisaient le mouvement comme force d'appoint
pour leur parti.
Nous y avons pratiquement tout perdu, sauf le droit de garder
l'appellation CGT, parce que les militants de FO (le nom découle de
Résistance Ouvrière, groupement auquel appartenaient nos militants
pendant la guerre) ont fait valoir- et cela n'a pas été contesté par les
tribunaux- qu'ils étaient les héritiers légitimes, fidèles et loyaux des
fondateurs de la CGT"...
"Nous n'avons rien à renier de notre passé, il est fait de luttes
difficiles de conquêtes, d'acquis, qui sont parfois remis en cause, et
de combats pour la liberté et l'indépendance."