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Licence de contrôle européenne (26 janvier 2006)

 

LICENCE DE CONTROLE EUROPEENNE

 

(3ième réunion le 26 janvier 2006)

 

 Lors de cette 3ième réunion les points suivants ont été abordés :

 

 1/ Projets de modification des décrets statutaires ICNA et TSEEAC.

La proposition de la DGAC était de transposer dans les statuts les termes de la directive européenne.

Concernant le statut ICNA, FO a demandé et obtenu des modifications d’écriture du statut afin de protéger tant au niveau de l’avancement que de l’indemnitaire les ICNA en fonction sur des aéroports qui pourraient être reclassés.

En effet le statut actuel ne prenait en compte que le cas du reclassement des organismes de liste 4 (Approche non radar) en liste 5 mais pas le cas du reclassement des organismes de liste 3 (Approche Radar) liste 5. De ce fait l’avancement des ICNA sur les ex listes 3 et 4 devenues liste 5 sera maintenu pendant 5 ans suivant les critères de la liste concernée.

 

 Sur l’article concernant les DCC qui ne sont pas directement impactés par la licence (la qualification spécifique de coordination DCC n’est pas une qualification de contrôle) FO a fait modifier la rédaction proposée par la DGAC pour garantir la mesure d’avancement liée à la détention de l’autorisation d’exercer une qualification DCC.

 

 L’article 7 (médical) a été rédigé pour tenir compte des modifications de termes et FO s’est attaché à maintenir la protection prévue en cas d’inaptitude médicale définitive pour les ICNA.

 

Toujours concernant les ICNA, FO a clairement exprimé la revendication d’une écriture de mesures transitoires pour tous les ICNA détenant ou pas une qualification de contrôle (cas des ICNA en subdivision, en DCC, etc…).

Tous les ICNA doivent avoir une licence de contrôle. Cette licence sera suspendue dans le cas ou les qualifications (Ratings) liées à cette licence ne seraient pas renouvelées ou obtenues.

Une procédure simple et rapide de réactivation de la licence doit être garantie dans le cas ou un ICNA souhaite exercer de nouveau. 

 

Concernant le statut TSEEAC, FO a demandé qu’une mesure protégeant les TSEEAC en cas d’inaptitude médicale définitive soit mise en place.

FO demande clairement la même mesure que pour les ICNA inaptes médicaux. Pour mémoire les futures normes médicales seront les mêmes pour les ICNA que pour les TSEEAC.

La DGAC a bien noté notre demande et va étudier la possibilité de l’inscrire dans le statut.

 

De la même façon FO a rappelé l’exigence du maintien de la possibilité pour un TSEEAC n’ayant pas de licence de pouvoir en obtenir une en cours de carrière après une affectation hors contrôle.

Il est très important de ne pas couper en deux le corps des TSEEAC.

La DGAC a validé le principe.

 

FO sera exigeant et vigilant pour que les statuts des TSEEAC et ICNA prennent en compte la totalité des mesures induites par la licence de contrôle.

 

2/ Mode de recrutement des ressortissants de la communauté européenne titulaire d’une licence de contrôle.

 

Une présentation des différents jugements rendus par les tribunaux internationaux et français a été présentée par le conseiller juridique du Directeur Général.

 

En résumé il est obligatoire de prévoir un mode de recrutement à la DGAC aux titulaires de la licence de contrôle.

 

Deux possibilités ont été explorées :

 

Recrutement par contrat et recrutement par examen pour accès aux corps ICNA ou TSEEAC.

 

Dans le cas d’un recrutement par contrat l’agent serait limité aux fonctions de contrôle sans avoir accès aux autres fonctions des corps.

 

FO a rappelé les principes de recrutements sous statut de la loi 84-16 et les difficultés de gestion des agents contractuels type 84-16 tant en matière de gestion des contrats qu’en matière de rémunération.

FO a rappelé qu’a travail égal et responsabilité équivalentes la rémunération indemnitaire doit être la même. Les récents entretiens sur la gestion des 84-16 montrent clairement que la DGAC n’a pas la volonté de réussir cet exercice.

 

La voie d’un accès dans le corps tenant compte de l’expérience acquise semble plus logique.

 

En effet dans les 2 corps concernés existe déjà la sélection professionnelle qui prévoit un complément de formation pour exercer la totalité des fonctions du corps et une égalité statutaire de traitement.

 

La DGAC va poursuivre ces réflexions sur le point recrutement.

 

 3/ Normes médicales.

 

Lors d’une inaptitude temporaire le Médecin Chef de la DGAC s’est engagé à traiter le dossier en 2 mois maximum. FO a insisté sur le maintien de ce délai qui est déjà très pénalisant sur le plan psychologique pour un contrôleur.

 

FO a dénoncé le fait que les futures normes médicales (Euro Classe 3) soient plus contraignantes :

- il n’y aura plus qu’une seule norme valable pour le renouvellement et le recrutement pour les ICNA comme pour les TSEEAC.

FO a rappelé qu’il pouvait y avoir en ophtalmologie des agents exerçant à ce jour qui n’auront pas les critères dans le cadre de la licence.

Le médecin chef s’est voulu rassurant en précisant qu’il y aura des dérogations prenant en compte l’expérience du candidat….à voir. Pour mémoire lors de la mise en œuvre des normes médicales TSEEAC il y a eu des agents inaptes définitivement qui ont été obligés de quitter la fonction contrôle.

Cette prise en compte de l’expérience semble impossible pour ceux qui entreront dans le système pour l’obtention d’une « training licence » ce qui va exclure, par exemple, tous les ICNA entrant par la voie de l’examen professionnel (cas des TSEEAC qui n’exercent pas une qualification de contrôle et qui de ce fait ne pourront obtenir une training licence) et les TSEEAC qui auront une correction supérieure à 3 dioptries pour la myopie qui ne pourront pas exercer sur une liste 5/6.

C’est un recul social !

 

La voie déclarative sera également généralisée ce qui engage la responsabilité du contrôleur et désengage la DGAC. Le futur comité médical délivrera une attestation médicale et non plus un avis.

Cette modification renforce le pouvoir de ce comité médical et désengage une fois de plus la DGAC.

 

Dans le projet de texte la validité de l’aptitude médicale est d’une durée de 2 ans jusqu’à 40 ans et 1 an après 40 ans.

FO a demandé le maintien à 2 ans de validité pour l’ensemble de la carrière.

 

Pour FO la France n’a pas été écoutée lors des négociations sur les normes médicales. La totalité des mesures augmente la responsabilité des contrôleurs et les pénalise en cours de carrière.

 

4/ Décret et arrêté relatifs à la licence de contrôleur de la circulation aérienne.

 

Sur ces textes FO a fait de nombreuses remarques :

 

1/ Ces textes concernent les ICNA, les TSEEAC et les Agents contractuels. En effet il y a des agents contractuels qui exercent actuellement des qualifications de contrôle et doivent bénéficier d’une licence.

La DGAC va inclure les Agents contractuels aux textes.

 

2/ FO a demandé que soient clairement définis en cas de suspension de licence les termes « négligence, mise en question, cas de faute » qui sont rédigés sur le projet de texte.

 

La DGAC  (DCS) n’a pas répondu de façon satisfaisante et doit revoir sa copie pour la prochaine réunion.

 

3/ FO a dénoncé la rédaction sur les stages d’instructeur sur la position (OJTI) qui précise une évaluation au moyen « d’examens adéquats ». A ce jour il n’y a pas d’évaluation pour valider le stage OJTI.

La DCS présentera des explications plus complètes.

 

4/ FO a demandé la garantie de pouvoir débuter une formation pour obtenir une qualification Approche ou CCR pour les contrôleurs ayant une licence ne comportant pas ces mentions. (Cas d’un contrôleur ayant une qualification CCR qui souhaite aller dans un organisme d’approche ou l’inverse).

La DGAC a confirmé cette possibilité qui est importante pour la mobilité des personnels.

 

5/ Sur le dossier « mentions linguistiques », il est prévu le niveau 4 en langue anglaise et le niveau 4 en français ou 5 en français dans certains cas.

 

La procédure de vérification du niveau en langue anglaise (et française) est en cours d’étude.

 

La position de FO est la suivante :

 

Un contrôleur a subi une formation initiale pour obtenir une qualification/ licence dans tous les domaines, anglais inclus. De ce fait son niveau d’anglais doit être maintenu par une formation continue de qualité dispensée par les formateurs de la DGAC.

 

Pour FO une bonne formation qualifiante doit remplacer un mauvais test.

 

6/ Date d’entrée en vigueur.

 

2 ans après la signature des textes de la directive européenne la France devra mettre en œuvre les dispositions. Elle aura 2 ans de plus  pour la partie anglais.

Ce qui donne Avril 2008 et Avril 2010 si les textes sont approuvés et signés en Avril 2006.

 

 En conclusion, deux principaux facteurs vont conditionner la validité d’une licence :

 - le domaine médical et le niveau d’anglais.

 

FO mettra tout en œuvre pour que ces deux éléments, facteurs de sécurité, ne deviennent pas des contraintes inacceptables pour les contrôleurs d’aujourd'hui et ceux de demain.

 

Prochaine réunion le 20 février 2006.

 

 

Contact : Pierre MEYBON ( Bureau national : 05 57 92 84 86)

 

 



   


 
 

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