« PROCEDURE DE Traitement des cas des
contrôleurs éprouvant des difficultés pratiques DANS L’EXERCICE
DE LEUR QUALIFICATION DE CONTROLE »
I Contexte de l'étude
Cette
étude fait suite au Protocole d’accord du 7 décembre 2000 dans
lequel est inscrit au Titre III « Dispositions particulières »,
Chapitre I « Une performance renforcée du système de contrôle
du trafic aérien », « Mesures adoptées »
paragraphe 7, 4ème alinéa (page 24) : « Les
dispositions à mettre en œuvre pour traiter des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques, seront examinées en CTP/SCTA ».
Le
CTP/SCTA a formellement lancé cette étude lors de sa réunion du 20
juin 2002.
II Chronologie de l’étude
L’étude
s’est déroulée en trois phases :
1.
une première consistant en une prise de contact, en bilatéral,
avec les organisations syndicales représentées en CTP/SCTA pour une
première exploration du dossier,
2.
rédaction d’un avant-projet de dispositions à mettre en œuvre
présenté en bilatérale aux représentants des personnels,
3.
rédaction du projet destiné après corrections en réunion plénière
avec les représentants des personnels à être présenté en CTP/SCTA
en sa séance du 8 juillet 2003.
L’auteur
de l’étude a aussi recueilli l’avis des autorités
administratives concernées : DACs, CRNAs, ADP/OA, DNA/ADH et DNA/4.
Le
calendrier détaillé des différentes réunions figure en annexe 3 au
présent rapport.
III ANALYSE DE LA SITUATION,
CONSIDERANTS
III – 1. ESARR
La
mise en œuvre de l’ESARR 5 en novembre 2003 nécessite de disposer
d’une procédure formalisée de mise en doute des compétences du
contrôleur dans le système de suivi des brevets d’aptitudes et des
qualifications.
Il
n’existe actuellement aucune procédure, instruction ou consigne en
la matière dans les services de la Navigation Aérienne. Ceci ne veut
pas dire qu’il n’est pas fait cas des situations de « difficultés
pratiques », ou qu’il n’existe pas de situation de cet
ordre.
III – 2. FORMATION QUALIFIANTE
La présente
étude ne traite que des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques après acquisition de la qualification locale de contrôleur,
les situations en amont sont traitées dans le cadre de la structure
de formation initiale des contrôleurs.
III – 3. TYPES DE SERVICES
Les
organisations des services de la Navigation Aérienne sont très
diverses et elles ont un impact certain dans
le mode de gestion de ces situations. Un service de la taille
d’un CRNA ne sera pas organisé, face à ce problème, de la même
façon qu’un service de moindre taille (de 5 à 10 agents exerçant
une qualification).
III – 4. RETOUR D’EXPERIENCE
Le
traitement de ce type de situation ne doit en aucun cas constituer un
frein au report volontaire d’incidents, au retour d’expérience.
En conséquence cette procédure doit se situer en amont des entités
« qualités de service », ces dernières ne devant pas
être à l’origine d’une telle procédure.
III – 5. CAS POTENTIELS DE
DIFFICULTES PRATIQUES
Bien
que ce problème, qui rentre dans le cadre des facteurs humains, soit
complexe, il semble possible de définir deux grands domaines
potentiels de « difficultés pratiques » :
·
Un
domaine conjoncturel et temporaire où l’on peut considérer que des
événements extra-professionnels (relationnels et/ou familiaux
principalement) interviennent sur les aptitudes de l’agent à
exercer sa qualification
·
Un
domaine technique, où l’on constate une dégradation des
prestations de l’agent avec le temps sans pouvoir attribuer ceci à
des événements particuliers identifiés.
Ces
cas sont détectés par des agents qualifiés de l’entité ou par
l’intéressé lui-même qui s’estime en difficulté.
III – 6. AUTORISATION D’EXERCICE
DE LA QUALIFICATION
Le
renouvellement de l’autorisation d’exercer la qualification est délivrée
par une personne dûment habilitée par le Directeur de la Navigation
Aérienne. Elle possède le pouvoir de suspension de cette
autorisation pour raisons conservatoires par retrait du tour de
service de l’individu concerné.
IV. CONTENU DE L’ETUDE
La
présente étude comprend en annexe :
- Un
projet de décision relative au traitement des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques dans l’exercice de leur
qualification de contrôle.
- Un
projet d’arrêté portant création d’ une commission spéciale
chargée du traitement des cas des contrôleurs éprouvant des
difficultés pratiques dans l’exercice de leur qualification.
- Le
calendrier des réunions tenues avec les organisations syndicales.
- Les
commentaires, le cas échéant, des organisations syndicales.
ANNEXE
1
Projet
de décision relative au traitement des cas des contrôleurs éprouvant
des difficultés pratiques dans l’exercice de leur qualification de
contrôle.
Décision relative au traitement des
cas des contrôleurs éprouvant des difficultés pratiques dans
l’exercice de leur qualification de contrôle.
Vu
l’arrêté du 2 août 2002 fixant le classement en liste des
organismes de contrôle de la circulation aérienne,
Vu
l’arrêté xxx du yyyy portant création d’une commission spéciale
chargée du traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans l’exercice de leur qualification de contrôle,
Vu
l’avis rendu par le Comité Technique Paritaire Spécial du Service du
Contrôle du Trafic Aérien en sa séance du 8 juillet 2003,
Le
chef du Service du Contrôle du Trafic Aérien,
DECIDE :
Article 1 : Objectif
Cette
décision a pour objectif de traiter de façon efficiente les cas des
contrôleurs qui, selon eux ou selon leurs collègues éprouvent des
difficultés à exercer leur qualification. Elle ne peut être utilisé
pour traiter des situations de tensions individuelles ou collectives
portant sur des sujets techniques, opérationnels ou humains.
Article 2 : Types de services
Quatre
types de services sont définis :
·
Les
services des listes 1 et 2 disposant d’une structure en équipe avec
des emplois de chefs d’équipe ou de chefs de quart.
·
Les
services des listes 3 et 4 disposant de chefs de quart.
·
Les
services des listes 3 et 4 ne disposant pas de chefs de quart.
·
Les
services des listes 5 et 6.
Article 3 : Niveaux
d’intervention
Pour
les services des listes 1 et 2, trois niveaux d’intervention sont définis :
·
Un
premier niveau interne à l’équipe.
·
Un
second niveau faisant intervenir l’équipe et le service exploitation
ou le service circulation aérienne ou la division navigation aérienne
ou la division circulation aérienne.
·
Un
troisième niveau pouvant aller jusqu’à l’intervention de la CAP
compétente.
Pour
les services des listes 3 et 4 dotés de chefs de quart, trois niveaux
d’intervention sont définis :
·
Un
premier niveau faisant intervenir les chefs de quart et le chef de la
Circulation Aérienne.
·
Un
second niveau faisant intervenir le directeur de l’aérodrome (ou le
chef du service Circulation Aérienne pour Le Bourget) et le département
Opérations de la DAC de rattachement ou le département concerné de la
direction des Opérations Aériennes d’ADP.
·
Un
troisième niveau pouvant aller jusqu’à l’intervention de la CAP
compétente.
Pour
les services des listes 3 et 4 non dotés de chefs de quart, trois
niveaux d’intervention sont définis :
·
Un
premier niveau faisant intervenir les contrôleurs qualifiés de
l’organisme et le chef de la Circulation Aérienne.
·
Un
second niveau faisant intervenir le directeur de l’aérodrome et le département
Opérations de la DAC de rattachement ou le département concerné de la
direction des Opérations Aériennes d’ADP.
·
Un
troisième niveau pouvant aller jusqu’à l’intervention de la CAP
compétente.
Pour
les services des listes 5 et 6, trois niveaux d’intervention sont définis :
·
Un
premier niveau faisant intervenir les contrôleurs qualifiés de
l’organisme et le directeur de l’aérodrome.
·
Un
second niveau faisant intervenir la structure régionale de formation et
le département Opérations de la DAC de rattachement ou le service
Aviation Général d’ADP/OA.
·
Un
troisième niveau pouvant aller jusqu’à l’intervention de la CAP
compétente.
Article 4 : Procédure de
traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans les services des listes 1 et 2.
a.
Premier niveau
d’intervention :
Le chef d’équipe chargé du suivi des qualifications des agents
de l’équipe (et de manière générale tout chef d’équipe) représente
le premier niveau de détection et de gestion du contrôleur éprouvant
des difficultés pratiques dans l’exercice de sa qualification. Il
doit dans ce cadre établir un dialogue étroit et confidentiel avec
celui-ci afin dans un premier temps d’essayer d’identifier les
causes de cette défaillance et de prendre la mesure immédiate qui
s’impose en terme de sécurité (par exemple : programmation
particulière de l’agent concerné sur les positions ou ré-entraînement
en double). En fonction des éléments dont il dispose, le chef d’équipe
prend alors les dispositions adéquates pour l’agent concerné, avec
l’accord de ce dernier. Ces dispositions peuvent être :
►- encadrement et programmation particulière de l’intéressé
lorsque : - la situation est
bien cernée (causes et effets bien déterminés),
- l’assistance au sein de l’équipe est jugée suffisante,
- cela n’a pas d’incidence sur le climat relationnel au sein
de l’équipe.
Dans ce cas il peut être proposé au contrôleur concerné une
assistance de type « soutien psychologique », dans le cadre
des procédures locales en vigueur.
Si les mesures internes prises résolvent la situation de l’intéressé,
ce cas reste au niveau de l’équipe concernée. Si les résultats de
la procédure engagée en interne à l’équipe ne sont pas concluants
ou si la situation est considérée comme ingérable en interne à l’équipe
compte tenu de sa durée ou de son évolution, le chef d’équipe passe
au niveau deux de l’intervention en informant le chef du service
exploitation ou du service circulation aérienne ou de la division
navigation aérienne ou de la division circulation aérienne des
difficultés de l’agent concerné.
►-
passage au niveau deux d’intervention par alerte du chef du service
exploitation ou du service circulation aérienne ou de la division
navigation aérienne ou de la division circulation aérienne, car :
- la situation est destinée à perdurer,
- et/ou l’accord de l’intéressé ne peut être obtenu à ce stade,
- et/ou l’intéressé ne s’estime personnellement pas en état de
difficultés,
- et/ou les mesures à prendre dépassent les moyens internes de l’équipe,
b.
Second niveau
d’intervention :
Ce niveau d’intervention fait intervenir le chef du service
exploitation ou le chef du service circulation aérienne ou le chef de
la division navigation aérienne ou le chef de la division circulation aérienne,
après information par le chef de l’équipe du contrôleur concerné
que le premier niveau d’intervention n’a pas apporté les résultats
escomptés (voir a) ci-dessus). Ce deuxième niveau d’intervention
peut aussi être directement initié par l’individu concerné qui
s’en remet à cette instance pour le signalement de ses difficultés.
Le chef du service exploitation ou le chef du service circulation aérienne
ou le chef de la division navigation aérienne ou le chef de la division
circulation aérienne réunit alors formellement et au plus tôt les
parties concernées (chefs d’équipe concernés, agent en difficulté,
…) pour effectuer l’analyse de la situation et rechercher les
solutions possibles pour traiter du cas. L’agent en difficulté peut
se faire assister par un collègue ou par un représentant des
personnels de son choix. Ces solutions ne peuvent être mises en œuvre
que si l’agent concerné en est à ce stade d’accord.
Elles peuvent être :
- changement d’équipe de l’intéressé,
- et/ou formation complémentaire particulière,
- et/ou programmation « en double » pendant une durée déterminée,
- et/ou mise en position de détachement pendant une durée déterminée
(sans programmation sur le tour de service opérationnel),
La ou les solutions retenues font l’objet d’une prise formelle de décision
au niveau du service.
Dans le cas ou l’agent concerné refuse les solutions proposées ou ne
reconnaît pas le bien fondé de cette mise en doute de ses compétences,
ou si les mesures prises d’un commun accord n’apportent pas les résultats
escomptés, le chef du service exploitation ou le chef du service
circulation aérienne ou le chef de la division navigation aérienne ou
le chef de la division circulation aérienne met en œuvre le troisième
niveau d’intervention.
A ce moment l’agent concerné ne peut plus être programmé sur une
position de contrôle sans avis de la commission spéciale. Il en est
avisé par écrit.
Les procédures locales définies au niveau national réservent ce type
d’intervention consécutivement à un incident de circulation
aérienne. Dans le cadre du traitement des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques, il peut être envisagé, pour des
besoins non issus d’incidents de circulation aérienne, de suggérer
à l’individu concerné d’utiliser cette structure à titre
personnel sans implication de l’administration.
c.
Troisième niveau
d’intervention :
Ce niveau d’intervention fait intervenir une commission spéciale
composée :
- du chef du service exploitation ou du chef du service circulation aérienne
ou du chef de la division navigation aérienne ou du chef de la division
circulation aérienne qui en assure la présidence et est assisté du
chef de la subdivision contrôle et du chef de la subdivision
instruction,
- du chef d’équipe de l’intéressé,
- du jury local défini à l’article 3 de l’arrêté du 25 février
2002 relatif aux procédures de renouvellement de l’autorisation
d’exercer la qualification de contrôle.
Cette commission, saisie par le chef du service exploitation ou le chef
du service circulation aérienne ou le chef de la division navigation aérienne
ou le chef de la division circulation aérienne, se réunit pour
analyser le cas du ou des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques, elle dispose pour ce faire de l’avis du chef de l’équipe
de l’intéressé, des mesures prises au niveau deux et de leur résultat,
elle débat des mesures qui peuvent encore être prises, du type de
celle proposées au niveau précédent, au cas où ces dernières
n’avaient pas fait l’objet d’un accord de l’intéressé et/ou
n’avaient pas ou seulement partiellement été mises en œuvre.
Elle doit entendre le contrôleur concerné dans ce cadre. Celui-ci peut
se faire assister d’un représentant des personnels de son choix.
Lorsque toutes les solutions de remise à niveau envisageables ont échouées,
elle peut demander formellement l’avis de testeurs sur le niveau de
compétence de l’intéressé vis à vis des pré-requis de la
qualification, après ré entraînement si nécessaire en double sur les
positions de contrôle.
Dans ce dernier cas elle se réunit à nouveau après cette phase en présence
à titre d’experts des testeurs ayant procédé à l’évaluation.
Elle émet un avis après avoir de nouveau entendu le contrôleur
concerné qui peut se faire assister d’un représentant des personnels
de son choix.
Si les évaluations sont positives, le contrôleur concerné est alors
normalement programmé dans le tour de service.
Si les évaluations sont négatives, le chef de l’organisme prend les
mesures conservatoires qui conviennent et saisit alors le bureau des
personnels techniques de la DNA
Article 5 : Procédure de
traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans les services des listes 3 et 4 dotés de chefs de quart.
a.
Premier niveau
d’intervention :
L’un ou plusieurs des chefs de quart en relation avec le chef de
la Circulation Aérienne représentent le premier niveau de détection
et gestion du contrôleur éprouvant des difficultés pratiques dans
l’exercice de sa qualification. Ils doivent dans ce cadre établir un
dialogue étroit et confidentiel avec celui-ci afin dans un premier
temps d’essayer d’identifier les causes de cette défaillance et de
prendre la mesure immédiate qui s’impose en terme de sécurité (par
exemple : programmation particulière de l’agent concerné sur
les positions ou ré entraînement en double). En fonction des éléments
dont ils disposent, il prennent alors les dispositions adéquates pour
l’agent concerné, avec l’accord de ce dernier. Ces dispositions
peuvent être :
►- encadrement et programmation particulière de l’intéressé
car :
-la situation est bien cernée (causes et effets bien déterminés),
- l’assistance au sein de la tour de contrôle est jugée suffisante,
- cela n’a pas d’incidence sur le climat relationnel au sein de la
tour de contrôle.
Dans ce cas il peut être proposé au contrôleur concerné une
assistance de type « soutien psychologique », dans le cadre
des procédures locales en vigueur.
Si les résultats de la procédure engagée ne sont pas concluants
compte tenu de sa durée ou de son évolution, le chef de la circulation
aérienne passe au niveau deux de l’intervention en informant le
directeur de l’aérodrome des difficultés de l’agent concerné.
►- passage au niveau deux d’intervention par alerte du Directeur
de l’aérodrome, car :
- la situation est destinée à perdurer,
- et/ou l’accord de l’intéressé ne peut être obtenu à ce stade,
- et/ou l’intéressé ne s’estime pas personnellement en état de
difficultés,
- et/ou les mesures à prendre dépassent les moyens dont il dispose,
b.
Deuxième niveau
d’intervention :
Ce deuxième niveau d’intervention fait intervenir le directeur de
l’aérodrome (ou le chef du service Circulation Aérienne pour Le
Bourget) et le département Opérations de la DAC de rattachement ou le
département concerné de la direction des Opérations aériennes d’ADP,
après information par le chef de la circulation aérienne que le
premier niveau d’intervention n’a pas apporté les résultats
escomptés (voir a) ci-dessus). Ce deuxième niveau d’intervention
peut aussi être directement initié par l’individu concerné qui
s’en remet à cette instance pour le signalement de ses difficultés.
Le directeur de l’aérodrome (ou le chef du service Circulation Aérienne
pour Le Bourget) et un représentant du département Opérations de la
DAC de rattachement ou du département concerné de la direction des Opérations
Aériennes d’ADP réunissent alors formellement et au plus tôt les
parties concernées (chef de la circulation aérienne et chef(s) de
quart concerné(s) le cas échéant, agent en difficulté, …) pour
effectuer l’analyse de la situation et rechercher les solutions
possibles pour traiter du cas. L’agent en difficulté peut se faire
assister par un collègue ou par un représentant des personnels de son
choix. Ces solutions ne peuvent être mises en œuvre que si l’agent
concerné en est à ce stade d’accord.
Elles peuvent être :
- changement du tour de service de l’intéressé,
- et/ou formation complémentaire particulière,
- et/ou programmation « en double » pendant une durée déterminée,
- et/ou mise en position de détachement pendant une durée déterminée
(sans programmation sur le tour de service opérationnel),
La ou les solutions retenues font l’objet d’une prise formelle de décision
au niveau de l’aérodrome.
Dans le cas ou l’agent concerné refuse les solutions proposées ou ne
reconnaît pas le bien fondé de cette mise en doute de ses compétences,
ou si les mesures prises d’un commun accord n’apportent pas les résultats
escomptés, le directeur de l’aérodrome (ou le chef du service
Circulation Aérienne pour Le Bourget) met en œuvre le troisième
niveau d’intervention.
A ce moment l’agent concerné ne peut plus être programmé sur une
position de contrôle sans avis de la commission spéciale. Il en est
avisé par écrit.
Les procédures locales définies au niveau national réservent ce type
d’intervention consécutivement à un incident de circulation
aérienne. Dans le cadre du traitement des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques, il peut être envisagé, pour des
besoins non issus d’incidents de circulation aérienne, de suggérer
à l’individu concerné d’utiliser cette structure à titre
personnel sans implication de l’administration.
c.
Troisième niveau
d’intervention :
Ce niveau d’intervention fait intervenir une commission spéciale
composée :
- du chef du département Opérations de la DAC de rattachement ou du département
concerné de la direction des Opérations Aériennes d’ADP qui en
assure la présidence, assisté du directeur de l’aérodrome (ou du
chef du service Circulation Aérienne pour Le Bourget), du chef de la
circulation aérienne et éventuellement de l’instructeur régional,
- du jury local défini à l’article 3 de l’arrêté du 25 février
2002 relatif aux procédures de renouvellement de l’autorisation
d’exercer la qualification de contrôle.
Cette commission, saisie par le directeur de l’aérodrome (ou le chef
du service Circulation Aérienne pour Le Bourget), se réunit pour
analyser le cas du ou des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques, elle dispose pour ce faire de l’avis du chef de la
circulation aérienne, des mesures prises au niveau deux et de leur résultat,
elle débat des mesures qui peuvent encore être prises, du type de
celle proposées au niveau précédent, au cas où ces dernières
n’avaient pas fait l’objet d’un accord de l’intéressé et/ou
n’avaient pas ou seulement partiellement été mises en œuvre.
Elle doit entendre le contrôleur concerné dans ce cadre. Celui-ci peut
se faire assister d’un représentant des personnels de son choix.
Lorsque toutes les solutions de remise à niveau envisageables ont échouées,
elle peut demander formellement l’avis de testeurs sur le niveau de
compétence de l’intéressé vis à vis des pré-requis de la
qualification, après ré entraînement si nécessaire en double sur les
positions de contrôle.
Dans ce dernier cas elle se réunit à nouveau après cette phase en présence
à titre d’experts des testeurs ayant procédé à l’évaluation.
Elle émet un avis après avoir de nouveau entendu le contrôleur
concerné qui peut se faire assister d’un représentant des personnels
de son choix.
Si les évaluations sont positives, le contrôleur concerné est alors
normalement programmé dans le tour de service.
Si les évaluations sont négatives, le chef département opérations de
la DAC ou le chef du département concerné de la direction des Opérations
aériennes d’ADP prend les mesures conservatoires conviennent et
saisit alors le bureau des personnels techniques de la DNA
Article 6 : Procédure de
traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans les services des listes 3 et 4 non dotés de chefs de
quart.
a.
Premier niveau
d’intervention :
L’un ou plusieurs des contrôleurs qualifiés en relation avec le
chef de la Circulation Aérienne représentent le premier niveau de détection
et gestion du contrôleur éprouvant des difficultés pratiques dans
l’exercice de sa qualification. Ils doivent dans ce cadre établir un
dialogue étroit et confidentiel avec celui-ci afin dans un premier
temps d’essayer d’identifier les causes de cette défaillance et de
prendre la mesure immédiate qui s’impose en terme de sécurité (par
exemple : programmation particulière de l’agent concerné sur
les positions ou ré entraînement en double). En fonction des éléments
dont ils disposent, il prennent alors les dispositions adéquates pour
l’agent concerné, avec l’accord de ce dernier. Ces dispositions
peuvent être :
►- encadrement et programmation particulière de l’intéressé
car :
-la situation est bien cernée (causes et effets bien déterminés),
- l’assistance au sein de la tour de contrôle est jugée suffisante,
- cela n’a pas d’incidence sur le climat relationnel au sein de la
tour de contrôle.
Dans ce cas il peut être proposé au contrôleur concerné une
assistance de type « soutien psychologique », dans le cadre
des procédures locales en vigueur.
Si les résultats de la procédure engagée ne sont pas concluants
compte tenu de sa durée ou de son évolution, le chef de la circulation
aérienne passe au niveau deux de l’intervention en informant le
directeur de l’aérodrome des difficultés de l’agent concerné.
►- passage au niveau deux d’intervention par alerte du directeur
de l’aérodrome, car :
- la situation est destinée à perdurer,
- et/ou l’accord de l’intéressé ne peut être obtenu à ce stade,
- et/ou l’intéressé ne s’estime pas personnellement en état de
difficultés,
- et/ou les mesures à prendre dépassent les moyens dont il dispose,
b.
Deuxième niveau
d’intervention :
Ce deuxième niveau d’intervention fait intervenir le directeur de
l’aérodrome et le département
Opérations de la DAC de rattachement ou le département concerné de la
direction des Opérations Aériennes d’ADP, après information par le
chef de la circulation aérienne que le premier niveau d’intervention
n’a pas apporté les résultats escomptés (voir a) ci-dessus). Ce
deuxième niveau d’intervention peut aussi être directement initié
par l’individu concerné qui s’en remet à cette instance pour le
signalement de ses difficultés.
Le directeur de l’aérodrome et un représentant du département Opérations
de la DAC de rattachement ou du département concerné de la direction
des Opérations Aériennes d’ADP réunissent alors formellement et au
plus tôt les parties concernées (chef de la circulation aérienne et
agent en difficulté, …) pour effectuer l’analyse de la situation et
rechercher les solutions possibles pour traiter du cas. L’agent en
difficulté peut se faire assister par un collègue ou par un représentant
des personnels de son choix. Ces solutions ne peuvent être mises en œuvre
que si l’agent concerné en est à ce stade d’accord.
Elles peuvent être :
- changement du tour de service de l’intéressé,
- et/ou formation complémentaire particulière,
- et/ou programmation « en double » pendant une durée déterminée,
- et/ou mise en position de détachement pendant une durée déterminée
(sans programmation sur le tour de service opérationnel),
La ou les solutions retenues font l’objet d’une prise formelle de décision
au niveau de l’aérodrome.
Dans le cas ou l’agent concerné refuse les solutions proposées ou ne
reconnaît pas le bien fondé de cette mise en doute de ses compétences,
ou si les mesures prises d’un commun accord n’apportent pas les résultats
escomptés, le directeur de l’aérodrome met en œuvre le troisième
niveau d’intervention.
A ce moment l’agent concerné ne peut plus être programmé sur une
position de contrôle sans avis de la commission spéciale. Il en est
avisé par écrit.
Les procédures locales définies au niveau national réservent ce type
d’intervention consécutivement à un incident de circulation
aérienne. Dans le cadre du traitement des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques, il peut être envisagé, pour des
besoins non issus d’incidents de circulation aérienne, de suggérer
à l’individu concerné d’utiliser cette structure à titre
personnel sans implication de l’administration.
c.
Troisième niveau
d’intervention :
Ce niveau d’intervention fait intervenir une commission spéciale
composée :
- du chef du département Opérations de la DAC de rattachement ou du département
concerné de la direction des Opérations Aériennes d’ADP qui en
assure la présidence, assisté du directeur de l’aérodrome, du chef
de la circulation aérienne et éventuellement de l’instructeur régional,
- du jury local défini à l’article 3 de l’arrêté du 25 février
2002 relatif aux procédures de renouvellement de l’autorisation
d’exercer la qualification de contrôle.
Cette commission, saisie par le directeur de l’aérodrome, se réunit
pour analyser le cas du ou des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques, elle dispose pour ce faire de l’avis du chef de la
circulation aérienne, des mesures prises au niveau deux et de leur résultat,
elle débat des mesures qui peuvent encore être prises, du type de
celle proposées au niveau précédent, au cas où ces dernières
n’avaient pas fait l’objet d’un accord de l’intéressé et/ou
n’avaient pas ou seulement partiellement été mises en œuvre.
Elle doit entendre le contrôleur concerné dans ce cadre. Celui-ci peut
se faire assister d’un représentant des personnels de son choix.
Lorsque toutes les solutions de remise à niveau envisageables ont échouées,
elle peut demander formellement l’avis de testeurs sur le niveau de
compétence de l’intéressé vis à vis des pré-requis de la
qualification, après ré entraînement si nécessaire en double sur les
positions de contrôle.
Dans ce dernier cas elle se réunit à nouveau après cette phase en présence
à titre d’experts des testeurs ayant procédé à l’évaluation.
Elle émet un avis après avoir de nouveau entendu le contrôleur
concerné qui peut se faire assister d’un représentant des personnels
de son choix.
Si les évaluations sont positives, le contrôleur concerné est alors
normalement programmé dans le tour de service.
Si les évaluations sont négatives, le chef département opérations de
la DAC ou le chef du département concerné de la direction des Opérations
aériennes d’ADP prend les mesures conservatoires qui conviennent et
saisit alors le bureau des personnels techniques de la DNA
Article 7 : Procédure de
traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans les services des listes 5 et 6.
a.
Premier niveau
d’intervention :
L’un ou plusieurs des contrôleurs qualifiés en relation avec le
directeur de l’aérodrome représentent le premier niveau de détection
et gestion du contrôleur éprouvant des difficultés pratiques dans
l’exercice de sa qualification. Ils doivent dans ce cadre établir un
dialogue étroit et confidentiel avec celui-ci afin dans un premier
temps d’essayer d’identifier les causes de cette défaillance et de
prendre la mesure immédiate qui s’impose en terme de sécurité (par
exemple : programmation particulière de l’agent concerné sur
les positions ou ré entraînement en double). En fonction des éléments
dont ils disposent, il prennent alors les dispositions adéquates pour
l’agent concerné, avec l’accord de ce dernier. Ces dispositions
peuvent être :
►- encadrement et programmation particulière de l’intéressé
car :
-la situation est bien cernée (causes et effets bien déterminés),
- l’assistance au sein de la tour de contrôle est jugée suffisante,
- cela n’a pas d’incidence sur le climat relationnel au sein de la
tour de contrôle.
Dans ce cas il peut être proposé au contrôleur concerné une
assistance de type « soutien psychologique », dans le cadre
des procédures locales en vigueur.
Si les résultats de la procédure engagée ne sont pas concluants
compte tenu de sa durée ou de son évolution, le directeur de l’aérodrome
passe au niveau deux de l’intervention.
►- passage au niveau deux d’intervention car :
- la situation est destinée à perdurer,
- et/ou l’accord de l’intéressé ne peut être obtenu à ce stade,
- et/ou l’intéressé ne s’estime pas personnellement en état de
difficultés,
- et/ou les mesures à prendre dépassent les moyens dont il dispose,
b.
Second niveau
d’intervention :
Ce deuxième niveau d’intervention fait intervenir le directeur de
l’aérodrome et le chef du département Opérations de la DAC de
rattachement ou le chef du service Aviation Générale pour ADP/OA, après
information par le directeur de l’aérodrome que le premier niveau
d’intervention n’a pas apporté les résultats escomptés (voir a)
ci-dessus). Ce deuxième niveau d’intervention peut aussi être
directement initié par l’individu concerné qui s’en remet à cette
instance pour le signalement de ses difficultés.
Le directeur de l’aérodrome et un représentant du département Opérations
de la DAC de rattachement ou du chef du service Aviation Générale pour
ADP/OA réunissent alors formellement et au plus tôt les parties
concernées (contrôleur(s) qualifié(s) de l’organisme le cas échéant
et l’agent en difficulté, …) pour effectuer l’analyse de la
situation et rechercher les solutions possibles pour traiter du cas.
L’agent en difficulté peut se faire assister par un collègue ou par
un représentant des personnels de son choix. Ces solutions ne peuvent
être mises en œuvre que si l’agent concerné en est à ce stade
d’accord.
Elles peuvent être :
- changement du tour de service de l’intéressé,
- et/ou formation complémentaire particulière,
- et/ou programmation « en double » pendant une durée déterminée,
- et/ou mise en position de détachement pendant une durée déterminée
(sans programmation sur le tour de service opérationnel),
La ou les solutions retenues font l’objet d’une prise formelle de décision
au niveau de l’aérodrome.
Dans le cas ou l’agent concerné refuse les solutions proposées ou ne
reconnaît pas le bien fondé de cette mise en doute de ses compétences,
ou si les mesures prises d’un commun accord n’apportent pas les résultats
escomptés, le directeur de l’aérodrome met en œuvre le troisième
niveau d’intervention.
A ce moment l’agent concerné ne peut plus être programmé sur une
position de contrôle sans avis de la commission spéciale. Il en est
avisé par écrit.
Les procédures locales définies au niveau national réservent ce type
d’intervention consécutivement à un incident de circulation
aérienne. Dans le cadre du traitement des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques, il peut être envisagé, pour des
besoins non issus d’incidents de circulation aérienne, de suggérer
à l’individu concerné d’utiliser cette structure à titre
personnel sans implication de l’administration.
c.
Troisième niveau
d’intervention :
Ce niveau d’intervention fait intervenir une commission spéciale
composée :
- du chef du département Opérations de la DAC concernée ou du chef du
service Aviation Générale pour ADP/OA qui en assure la présidence,
assisté du directeur de l’aérodrome et éventuellement de
l’instructeur régional,
- du jury local défini à l’article 3 de l’arrêté du 25 février
2002 relatif aux procédures de renouvellement de l’autorisation
d’exercer la qualification de contrôle.
Cette commission, saisie par le directeur de l’aérodrome, se réunit
pour analyser le cas du ou des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques, elle dispose pour ce faire de l’avis du directeur de l’aérodrome,
des mesures prises au niveau deux et de leur résultat, elle débat des
mesures qui peuvent encore être prises, du type de celle proposées au
niveau précédent, au cas où ces dernières n’avaient pas fait
l’objet d’un accord de l’intéressé et/ou n’avaient pas ou
seulement partiellement été mises en œuvre.
Elle doit entendre le contrôleur concerné dans ce cadre. Celui-ci peut
se faire assister d’un représentant des personnels de son choix.
Lorsque toutes les solutions de remise à niveau envisageables ont échouées,
elle peut aussi demander formellement l’avis de testeurs sur le niveau
de compétence de l’intéressé vis à vis des pré-requis de la
qualification, après accomplissement des formations complémentaires
jugées nécessaires.
Dans ce dernier cas elle se réunit à nouveau après cette phase en présence
à titre d’experts des testeurs ayant procédé à l’évaluation.
Elle émet un avis après avoir de nouveau entendu le contrôleur
concerné qui peut se faire assister d’un représentant des personnels
de son choix.
Si les évaluations sont positives, le contrôleur concerné est alors
normalement programmé dans le tour de service.
Si les évaluations sont négatives, le chef du département Opérations
de la DAC concernée ou le chef du service Aviation Générale d’ADP/OA
prend les mesures conservatoires conviennent et saisit alors le bureau
des personnels techniques de la DNA
Article 8 :
Les
procédures décrites ci-dessus, ne font pas obstacle aux règles
d’exercice de l’autorité hiérarchique conformément aux textes en
vigueur dans la Fonction Publique.
Article 9 : Suivi de la procédure
de traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques.
Un
bilan numérique des procédures de traitement des cas des contrôleurs
éprouvant des difficultés pratiques dans l’exercice de leur
qualification, conduites jusqu’au niveau 3, sera présenté au Comité
Technique Paritaire Spécial du Service du Contrôle du Trafic Aérien
une fois par an.
Article 10 :
Le
Chef du Service du Contrôle du Trafic Aérien est chargé de
l’application et du suivi de cette décision.
ANNEXE
2
Projet
d’arrêté portant création d’ une commission spéciale chargée du
traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans l’exercice de leur qualification.
Arrêté portant création d’ une
commission spéciale chargée du traitement des cas des contrôleurs éprouvant
des difficultés pratiques dans l’exercice de leur qualification.
Visas
…
Vu
l’arrêté du 4 mars 2002 relatif aux modalités de délivrance et de
renouvellement de l’autorisation d’exercer une qualification de
contrôle,
Vu
l’arrêté du 2 août 2002 fixant le classement en liste des
organismes de contrôle de la circulation aérienne,
Le
Directeur de la Navigation Aérienne,
ARRETE :
Article
1 : Il est créé
dans les services de la Navigation Aérienne une commission spéciale
chargée du traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans l’exercice de leur qualification.
Article
2 : La commission spéciale
de traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans l’exercice de leur qualification est composée :
·
Organismes
de liste 1 et 2 :
- du chef du service
exploitation ou du chef du service circulation aérienne ou du chef de
la division navigation aérienne ou du chef de la division circulation aérienne
qui en assure la présidence, il est assisté du chef de la subdivision
contrôle et du chef de la subdivision instruction,
- du chef d’équipe de l’intéressé,
- du jury local mentionné à l’article 3 de l’arrêté du 4 mars
2002 susvisé.
·
Organismes
de listes 3 et 4 :
- du chef du département
Opérations de la DAC de rattachement ou du chef du département concerné
de la direction des Opérations Aériennes d’ADP qui en assure la présidence
assisté du directeur de l’aérodrome (ou du chef du service de la
Circulation Aérienne pour Le Bourget), du chef de la circulation aérienne
et éventuellement de l’instructeur régional,
- du jury local mentionné à l’article 3 de l’arrêté du 4 mars
2002 susvisé.
·
Organismes
de listes 5 et 6 :
- du chef du département
Opérations de la DAC de rattachement ou du chef du service Aviation Générale
d’ADP/OA qui en assure la présidence assisté du directeur de l’aérodrome
et éventuellement de l’instructeur régional,
- du jury local mentionné à l’article 3 de l’arrêté du 4 mars
2002 susvisé.
·
Article
3 : La commission spéciale
de traitement des cas des contrôleurs éprouvant des difficultés
pratiques dans l’exercice de leur qualification se réunit à la
demande du chef du service exploitation ou du chef de la division
Navigation Aérienne (pour les organismes de listes 1 et 2), à la
demande du directeur d’aérodrome ou du chef du service de la
Circulation Aérienne pour Le Bourget (pour les organismes de listes 3,
4, 5 et 6).
Elle
débat pour les cas qui lui sont soumis des causes et des solutions
possibles, elle doit entendre au cours de ses débats l’agent concerné
qui peut se faire assister d’un représentant des personnels de son
choix.
Elle
peut demander une évaluation, par des testeurs de l’organisme, du
niveau de la qualification de l’agent concerné, après avoir prescrit
un ou plusieurs compléments de formation. Les testeurs désignés sont
entendus en tant qu’expert au cours des débats de la commission.
Elle
rend un avis formel au chef du service exploitation ou au chef de la
division Navigation Aérienne (pour les organismes de listes 1 et 2), au
directeur d’aérodrome ou au chef du service de la Circulation Aérienne
pour Le Bourget (pour les organismes de listes 3, 4, 5 et 6).qui peut être :
·
Un
avis favorable à l’inscription normale de l’agent sur le tour de
service,
·
Un
avis suspensif à l’inscription de l’agent sur le tour de service et
une prescription d’une formation complémentaire spécifique et adaptée
de l’agent concerné,
·
Un
avis défavorable à l’inscription de l’agent concerné sur le tour
de service.
Dans
ce dernier cas le chef de l’organisme prend les mesures conservatoires
qui conviennent et transmet le dossier de la commission au bureau des
personnels techniques de la Direction de la Navigation Aérienne.
Article
4 : Il ne peut y
avoir d’incidence statutaire ou indemnitaire sur l’agent concerné
tant que la commission administrative paritaire compétente n’a pas émis
un avis sur l’avis défavorable de la commission spéciale..
Article
5 : Les modalités
internes de fonctionnement de la commission spéciale de traitement des
cas des contrôleurs éprouvant des difficultés pratiques dans
l’exercice de leur qualification sont définies après avis du CTP
local compétent.
Article
6 : (article
d’application)
ANNEXE
3
Calendrier
des réunions avec les organisations syndicales.
Calendrier des réunions avec les
organisations syndicales.
Première
phase :
|
Organisation
|
USAC/CGT
|
SPAC/CFDT
|
SNNA/FO
|
SATAC/UNSA
|
SNAC/CFTC
|
SNCTA
|
|
Date
de réunion
|
23
sept. 2002
|
30
sept. 2002
|
2
oct. 2002
|
7
oct. 2002
|
9
oct. 2002
|
20
déc. 2002
|
Deuxième
phase :
|
Organisation
|
USAC/CGT
|
SPAC/CFDT
|
SNNA/FO
|
SATAC/UNSA
|
SNAC/CFTC
|
SNCTA
|
|
Date
de réunion
|
21
mars 2003
|
1er
avril 2003
|
7
fév. 2003
|
10
fév. 2003
|
10
mars 2003
|
29
avril 2003
|
Réunion
de synthèse :
Le
13 juin 2003, trois organisations syndicales étaient absentes excusées
(USAC/CGT, SATAC/UNSA et SNAC/CFTC), une était absente (SNNA/FO), la réunion
s’est tenue avec le SNCTA et le SPAC/CFDT.
Le
SATAC/UNSA avait fait part de sa position sur le texte proposé (V2.2) :
« Nous sommes satisfait de ce qui est écrit dans le document
final reçu il y a quelques semaines, sur un sujet que nous n’avons
pourtant pas demandé d’inscrire à l’ordre du jour des réflexions
à mener » (sic).
De
même, le SNAC/CFTC a indiqué, avant la réunion, n’avoir pas de
commentaire sur le texte proposé à l’exception du cas des contrôleurs
maintenant leur qualification et sur des fonctions autres qu’en salle
de contrôle, d’approche ou en tour de contrôle qui ne sont pas
explicitement traités dans l’étude.
ANNEXE
4
Remarques
transmises par les organisations syndicales à l’issue de la réunion
de synthèse du 13 juin 2003.
|